Trop d’Amour pour nos enfants ?

Trop d’Amour pour nos enfants ?

TROP d’AMOUR POUR NOS ENFANTS ?

On me demande souvent combien de temps on peut porter son enfant, si on ne risque pas trop de le gâter ?

Peut-on aimer trop son enfant ? La question revient souvent, même en dehors du portage !!

 

J’entends aussi, encore souvent :

  • « Oh mais pose-le, il va devenir capricieux !! »
  • « Laisse-le pleurer tout seul, il va bien finir par s’arrêter ! »
  • « C’est rien, tu vas en faire une mauviette ! »
  • « Qu’il crie, ça lui fera les poumons ! Il apprendra à se calmer tout seul. »
  • « Tu vas mal l’habituer ! »

 

Et j’en passe !! Pas seulement de la part de certains parents à leur conjoint mais de tiers aux parents …

 

Comment, en tant que parents, s’y retrouver, savoir s’il y a une limite à respecter pour éviter un « trop » ?

Bref, comment avoir juste confiance en nous en tant que parent ?

 

Concernant l’Amour, c’est assez simple, comment peut-on trop en donner ??? La réponse est que c’est impossible !

Le véritable Amour implique que l’on soit attentif aux besoins de l’autre, ici notre/nos enfant(s). Sur cette base, nous ne partons pas de notre besoin de parent mais bien de celui de l’enfant. Le but n’est pas d’étouffer son enfant mais de l’aider à se développer et grandir, lui montrer qu’on est présent quand il en a besoin.

Lorsque ce dernier manifeste par quelque moyen que ce soit le besoin d’être consolé, rassuré, calmé ou même juste câliné, il n’y a pas d’hésitation à avoir, nous sommes là pour ça (tout comme la personne qui s’occupe de lui d’ailleurs : membre de la famille ou Nounou). Alors, notre seule présence, nos mots et nos gestes pour accompagner l’enfant dans son besoin seront toujours les bienvenus.

Laisser seul son enfant revient à lui montrer que nous ne sommes pas là pour lui, et il ne sait pas se calmer seul avant 6 ans (et encore !). Même après, il aura encore besoin de nous, le cerveau finit sa maturation à 25 ans !!! C’est à force d’éprouver notre amour, justement, qu’il parviendra seul à se calmer car il aura en mémoire toutes les fois où nous l’aurons accompagné et aura, ainsi, appris comment faire seul. Son cerveau saura faire seul petit à petit.

Imaginez un nouveau-né qui réagit face à une porte qui claque … Il pleure, l’adulte présent le rassure et il arrivera petit à petit à comprendre que ce n’est, en effet, rien. On le lui aura expliqué en mettant des mots sur ce qu’il a entendu et en le prenant dans les bras, en le câlinant, on lui aura prouvé qu’on le protège. La décharge d’ocytocine émise en réaction au contact dont il bénéficiera, lui permettra de s’apaiser plus rapidement. Le cerveau enregistrera tout et, à force de répétitions, saura faire de manière autonome.

Lorsque l’enfant est plus grand, le fait qu’il s’exprime en notre présence est aussi, une preuve d’amour de sa part sinon, il se tairait. Il a confiance en nous, il se sent aimé, alors il ose montrer une part de lui-même qui n’est pas forcément agréable pour nous.

 

« Dire à un enfant qui a mal : “ce n’est rien”, revient à l’embrouiller car on nie son impression,

alors que justement, il en cherche la confirmation auprès de nous.

Maria Montessori

 

Ce qui peut être problématique est de vouloir tout faire pour lui, à sa place et de vouloir lui éviter le moindre bobo, la moindre difficulté ou contrariété naturelle (pas besoin d’en rajouter !). Mais, cela ne relève pas de l’Amour ça. Non, cela relève du manque de confiance en soi et en son propre enfant …

De même que, ne pas pouvoir se séparer de son enfant même quelques minutes, ne pas pouvoir le confier à qui que ce soit. Là aussi, cela ne relève pas de l’amour mais d’un problème personnel. L’enfant a bien évidemment besoin de repères et de figures d’attachement claires mais il comprendra parfaitement (un nouveau-né comprend tout si on se donne la peine de lui expliquer), même s’il n’est pas d’accord (et il a le droit de l’exprimer et d’être accompagné dans son émotion) que vous deviez le confier.

 

“Il faut tout un village pour élever un enfant.”

 

Donc, n’hésitez pas à dormir avec eux tant qu’ils en ont besoin ; les prendre dans vos bras ; les consoler et les rassurer quand ils se sont fait mal, qu’ils sont frustrés ou en colère ; les porter autant de temps que nécessaire (attention de manière physiologique seulement !). Vous pouvez les porter pendant leur sieste, pour les endormir, les promener, etc

 

 

Et vous, que vous a-t-on servi comme idée reçue sur le fait de lui donner trop d’amour à votre enfant ?

Vous arrive-t-il de douter des réponses à apporter à ses besoins ?

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